analyse
ton couple

Méthode

Sur quoi repose l’analyse

Cette page décrit précisément comment votre conversation est lue, ce qui est calculé, sur quels travaux s’appuie l’interprétation, et ce que l’outil ne prétend pas faire.

Le déroulé de l’analyse

  1. Lecture de l’export

    Le fichier texte exporté depuis WhatsApp est découpé en messages datés : auteur, horodatage, longueur. Les pièces jointes non textuelles sont comptées, pas interprétées. L’archive de l’iPhone est lue telle quelle, sans avoir à en extraire quoi que ce soit, et plusieurs exports de la même conversation sont recollés en une seule histoire.

  2. Mesures par le calcul

    Volume, répartition entre les deux personnes, délais de réponse, rythmes horaires, initiatives de conversation, périodes de silence, évolution année par année. Ces indicateurs sont produits par du code, sur la totalité des messages disponibles, et jamais estimés par un modèle de langue. Une partie d’entre eux est montrée par l’analyse gratuite, avant tout paiement.

  3. Remplacement des prénoms

    Les prénoms, les numéros, les adresses et les liens sont remplacés par des jetons avant qu’une seule ligne ne parte vers un modèle de langue — les noms des tiers cités aussi. Ce qui est lu ensuite ne contient plus aucune identité, et les prénoms ne reviennent qu’à l’impression du document, chez nous. Le détail, sans jargon.

  4. Lecture annotée

    Une sélection de journées est constituée, avec autant de journées chaleureuses que de journées tendues, et chaque prise de parole y est annotée : son ton, à qui elle s’adresse, si elle sollicite l’autre et si elle obtient une réponse. Pour chaque grille de lecture, une recherche va ensuite chercher dans toute la conversation les passages qui la concernent. Tout ce qui est montré est relu, et chaque extrait cité l’est mot pour mot.

  5. Mise en contexte et limites

    Un manque dans l’export reste un manque dans les données : conversations sur un autre canal, échanges de vive voix, messages supprimés. Chaque constat indique ce qu’il ne peut pas voir, porte la période qu’il couvre et le nombre de messages sur lesquels il repose.

Les travaux mobilisés

Ces références encadrent la lecture des mesures. Elles sont citées à titre d’inspiration méthodologique : leurs auteurs ne sont pas associés à cet outil.

Les interactions de couple — John Gottman

Ce que l’outil y travaille

Les appels à l’attention — « regarde ça », une question, un clin d’œil — et la façon dont l’autre y répond : se tourner vers, répondre à côté, ou s’en détourner. L’outil repère aussi les tentatives de réparation après un échange tendu, et la part des échanges chaleureux par rapport aux échanges pointus.

Ce que la théorie explique

Gottman a montré que la solidité d’un couple se lit dans les micro-échanges quotidiens, pas dans les grands moments. Ses travaux décrivent ces petits appels à l’autre, le rôle décisif des réparations, et quatre façons de s’opposer qui usent la relation quand elles se répètent : la critique, le mépris, la posture défensive et le mur de silence.

  • John M. Gottman & Robert W. Levenson (1992), Marital processes predictive of later dissolution. Journal of Personality and Social Psychology.
  • John M. Gottman (1994), What Predicts Divorce?
  • Janice Driver & John M. Gottman (2004), Daily marital interactions and positive affect during marital conflict. Family Process.

La théorie de l’attachement — Hazan & Shaver, Sue Johnson

Ce que l’outil y travaille

Ce que chacun fait quand la tension monte : se rapprocher et chercher un contact, insister jusqu’à obtenir une réponse, ou au contraire prendre de la distance et laisser passer. L’outil suit ces réactions dans le temps, surtout après les périodes de silence — et décrit des gestes datés, jamais un tempérament.

Ce que la théorie explique

Issue des travaux de Bowlby sur le lien enfant-parent, la théorie de l’attachement a été étendue au couple adulte par Hazan et Shaver. Elle décrit des façons différentes de réagir à l’éloignement de l’autre : certaines personnes cherchent la proximité plus fort, d’autres se protègent en se retirant. Comprendre cette mécanique permet de lire un silence ou une relance autrement que comme du désintérêt ou de l’insistance.

  • Cindy Hazan & Phillip Shaver (1987), Romantic Love Conceptualized as an Attachment Process. Journal of Personality and Social Psychology.
  • Sue Johnson (2008), Hold Me Tight: Seven Conversations for a Lifetime of Love.

La communication non violente — Marshall Rosenberg

Ce que l’outil y travaille

La structure des messages dans les moments de friction : un fait est-il décrit, un ressenti est-il exprimé, un besoin est-il nommé, une demande claire est-elle formulée ? Ou bien l’échange part-il directement dans le reproche ou la généralité (« tu ne… jamais ») ?

Ce que la théorie explique

Rosenberg distingue quatre étapes pour qu’une demande soit entendue : observer un fait sans le juger, dire ce qu’on ressent, nommer le besoin derrière ce ressenti, puis formuler une demande concrète. Quand l’une de ces étapes manque, le message est souvent reçu comme une attaque — et l’échange dérape. L’analyse complète montre où cela se joue dans vos échanges.

  • Marshall B. Rosenberg (2003), Nonviolent Communication: A Language of Life.

Les canaux d’affection — recherche récente

Ce que l’outil y travaille

La façon dont l’attention à l’autre passe dans l’écrit : les mots de tendresse et de valorisation, les propositions de moments à deux, les petites attentions et services rendus, la manière de remercier ou de s’excuser. L’outil regarde quelles formes reviennent, chez qui, et si elles se font écho.

Ce que la théorie explique

Le modèle des « cinq langages de l’amour » est populaire, mais la revue la plus récente conclut que ses hypothèses ne sont pas soutenues : rien n’établit que chacun aurait un langage principal, ni qu’un appariement entre deux langages prédise la satisfaction. Le rapport ne classe donc personne dans un langage. Il décrit par où l’affection de chacun passe quand elle passe par écrit, et si elle se raréfie.

  • Emily A. Impett, Haeyoung Gideon Park & Amy Muise (2024), Popular Psychology Through a Scientific Lens: Evaluating Love Languages From a Relationship Science Perspective. Current Directions in Psychological Science.
  • Karen Buehlman, John M. Gottman & Lynn Katz (1992), How a couple views their past predicts their future. Journal of Family Psychology.

L’équité perçue et la charge d’organisation — Hochschild, Daminger

Ce que l’outil y travaille

La place qu’occupe la logistique dans la conversation — horaires, courses, enfants, rendez-vous — et la façon dont elle se répartit : qui anticipe, qui relance, qui confirme, qui remercie. L’outil mesure cette répartition sur l’ensemble des messages, année par année — dans l’analyse complète, qui classe chaque échange un par un. Un comptage de mots-clés n’y suffit pas : essayé sur de vraies conversations, il n’en voyait qu’une sur six.

Ce que la théorie explique

Hochschild a nommé la « deuxième journée » : le travail domestique et organisationnel qui s’ajoute au travail professionnel, le plus souvent porté par l’un des deux. Daminger a montré qu’une grande partie de cette charge est cognitive — anticiper, penser à tout — et donc invisible, y compris pour celui qui ne la porte pas. Rendre cette répartition visible dans les messages permet d’en parler sur des faits, pas sur des impressions.

  • Arlie Hochschild & Anne Machung (1989), The Second Shift.
  • Allison Daminger (2019), The Cognitive Dimension of Household Labor. American Sociological Review.

L’analyse du langage écrit — James Pennebaker

Ce que l’outil y travaille

Les choix de mots qui en disent long sans qu’on y prête attention : la place du « je », du « tu » et du « nous », les mots d’émotion positive et négative, les tournures de certitude ou d’hésitation. Ces comptages décrivent l’échange sans le juger.

Ce que la théorie explique

Pennebaker a montré que les petits mots — pronoms, articles, conjonctions — révèlent l’état d’une relation mieux que les mots forts. Une conversation où le « nous » recule au profit du « je » et du « tu », où l’hésitation gagne du terrain, raconte une évolution que les interlocuteurs ne voient pas forcément au quotidien.

  • James W. Pennebaker (2011), The Secret Life of Pronouns.
  • Yla R. Tausczik & James W. Pennebaker (2010), The Psychological Meaning of Words. Journal of Language and Social Psychology.

Ces travaux portent sur des couples observés ou interrogés, pas sur des messages écrits. Les appliquer à une conversation WhatsApp est une hypothèse de travail, dite comme telle dans le rapport, pas une équivalence.

Ce que l’outil ne fait pas

Aucune note, aucun classement, aucun pronostic sur l’avenir du couple.

Aucun diagnostic ni étiquette clinique sur l’une ou l’autre personne. Le rapport décrit des comportements observables et leur répétition, pas des personnalités.

Pas votre relation. Les chiffres décrivent une conversation écrite, pas la totalité d’une relation.

Pas un verdict. Le rapport ne vous dira jamais quoi faire de votre relation ; il organise des observations pour vous aider à en parler, et propose des questions à vous poser à deux.

Un point de départ. L’outil ne remplace ni une thérapie de couple ni un accompagnement individuel.

Gravité et pouvoir informatif

Un principe guide toute la lecture : la gravité d’un comportement et ce qu’il apprend sont deux choses distinctes. Crier pendant une dispute est désagréable et arrive dans beaucoup de couples ; cela n’apprend presque rien. Punir l’autre après une prise d’autonomie est plus rare, et donc bien plus parlant. Le rapport pèse chaque observation selon ce qu’elle apporte d’information, et ne compte pas cinq fois le même mécanisme parce qu’il s’est produit cinq fois de la même façon.

Ce qu’une conversation écrite ne contient pas

Une conversation WhatsApp ne contient que ce que deux personnes s’écrivent quand elles ne sont pas ensemble. Tout ce qui se dit de vive voix en est absent, et les couples diffèrent énormément sur la part de leur vie qui passe par les messages. Un silence de plusieurs jours peut être une distance ou une semaine de vacances côte à côte ; le rapport ne tranche pas, il le signale. De même, un trou dans l’export, quand un téléphone a été changé, est marqué comme tel et n’est jamais lu comme un silence entre vous.

Qui est derrière

Le service est conçu et exploité par son éditeur, Théophile Ravillion, ingénieur en génie logiciel, qui présente sur sa page son parcours, ce qu’il fait au quotidien et d’où vient l’idée de cet outil ; son identité légale complète, hébergeur compris, figure dans les mentions légales. Il n’est ni psychologue ni professionnel de santé, et le rapport ne remplace pas leur avis. Les travaux sur lesquels l’analyse s’appuie sont ceux des chercheurs cités, pas les siens ; ce qui lui appartient, c’est la façon de les appliquer à un texte, décrite ici et dans l’annexe de chaque rapport, avec ses limites.

Mis à jour le 22 septembre 2026.

Analyser votre conversation

Déposez votre export et voyez ce qui a été détecté avant tout paiement.

Déposer ma conversation